DCRI : un nouvel outil au service de la chasse aux sorcières

Diffusion d'une première circulaire interne

 

Ils aiment bien bouger les meubles au 84 rue de Villiers à Levallois-Perret pour faire croire qu’ils nettoient, alors quand ils veulent donner l’illusion que les services secrets se renouvellent, ils se contentent de déplacer les bureaux d’une pièce à l’autre, échangent leurs fauteuils et rebaptisent leurs services.

En septembre 2007, la bonne vieille Direction de la surveillance du territoire (DST, dans laquelle on peut sûrement encore trouver quelques bons vieux barbouzes de la France coloniale et sympathisants de l’OAS) a ainsi fusionné avec les Renseignements Généraux, pour former la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), placée sous l’égide de la Direction générale de la police nationale (autant dire le ministère de l’intérieur). Bernard Squarcini, vieux pote de Sarkozy et ancien directeur de la DST promu à la nouvelle DCRI, explique avec finesse cette mutation : « J’ai récupéré deux mémères, j’en ai fait une belle blonde, que beaucoup dans le monde voudraient avoir dans leur plumard ». Au delà de la mysoginie et du sexisme criants de sa remarque (plus rien ne nous étonne de la part des élites policières depuis les affaires Carlton et Neyret), on ne pourra nier qu’il est très fier de son auto-promotion.

Cette réforme des services de renseignement dénote en tout cas une volonté de réorganiser la lutte contre la « subversion ». Après la fin des guerres de décolonisation et la chute du bloc soviétique, la traque des rouges a un peu changé de forme et s’est réorganisée autour de l’antiterrorisme. Antiterrorisme : un bien grand mot pour excuser toutes les dérives totalitaire d’un Etat qui n’a jamais cessé d’être fasciste. De toute façon, tout le monde sait bien que pour les barbouzes de l’Etat, tous les gauchistes et musulmans sont des terroristes en puissance. Après, c’est juste une histoire de terminologie…

Et justement, tiens, puisqu’on en parle, ne serait-ce pas Squarcini qui vient d’être impliqué publiquement dans une sombre histoire d’écoutes téléphoniques au profit de ses copains au pouvoir (balancé par un de ses anciens collègues, Yves Bertrand) ? Après de telles preuves de probité, il ne faudra pas s’étonner que sa bonne vieille tronche de squale (= requin blanc) soit sur la bannière de notre site…

La DCRI, c’est toute une police politique au service de la droite réactionnaire, orientée vers la contre-insurrection et la chasse aux étrangers. On en veut pour preuve les affectations de certains agents en tant que responsables pour des services tels que "Lutte contre le terrorisme et les extrêmismes à potentialité violente", "Lutte contre les violences urbaines, l'économie souterraine et le hooliganisme", "Suivi et analyse des phénomènes significatifs de société à Paris", "Lutte contre la délinquance organisée liée à l'immigration". Ces appellations et les raccourcis qu'elles contiennent en disent long sur leur boulot…

On oubliera pas de vous faire part d’une petite circulaire interne de trois pages qui, elle aussi, en dit long sur le traitement des musulmans par les barbouzes du « FBI à la française ». On se rend compte que les services de renseignement se font le bras armé d’un pouvoir cherchant quotidiennement à stigmatiser la communauté musulmane. La DCRI, par le biais de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG), applique les modalités nécessaires à la mise en place d’une traque systématique des musulmans (et des gauchistes par ailleurs). Jugez par vous-mêmes.

Ce document de 2008 est la première circulaire que nous diffusons. Parfois, les fenêtres restent ouvertes à Levallois-Perret, le vent souffle, les papiers s’envolent…

Partie 1 :     Partie 2 :      Partie 3 :

 

On en profite pour vous conseiller d’aller lire ça :
www.renseignementsgeneraux.net/rg.php

Et pourquoi pas aussi ça :
www.sectes-infos.net/RG3.htm