PARIS: chronique d'une capitale en guerre

OBSERVATIONS et RECENSEMENTS des déploiements et violences policières

PRINTEMPS 2011

 

          Depuis plusieurs mois, des personnes ont attentivement étudié le comportement et le déploiement des forces policières dans la capitale. Discrètement et cela par volonté, des centaines de policiers ont été passés au crible, à des endroits différents et toujours là où la répression fonctionne avec grande force.

 

LE METRO (BARBES)

 

Le métro parisien connait une fréquentation de plus en plus olé olé. La faune qui le compose est équipée d'uniformes de maintien de l'ordre. Cette faune c'est la gendarmerie mobile. Aujourd'hui, dans le métro parisien, en plus des bidasses, la sécurité RATP et la police nationale, les gendarmes mobiles peuvent tabasser et contrôler les titres de transport. C'est la grande chasse aux fraudeurs, roms et sans pap

 

Voici sur ces photos, les gendarmes mobiles à l’œuvre

 

 

LA CHASSE AUX MIGRANTS TUNISIENS

 

La préfecture de police de Paris à entrepris de construire un Calais bis sur Paris avec la chasse aux migrants et l'expulsion des squats. Ces derniers temps, les révolutions arabes voient affluer un grand nombre de migrants dans la précarité la plus complète. Malgré tout et sans aucun étonnement, la police nationale teste son matériel et ses unités à une sorte d'entrainement réaliste grandeur nature. Voici un exemple du déploiement de force mis en place lors de l'expulsion des tunisiens rue Bolivar.

déploiement massif des compagnies de sécurisation et d'intervention (CSI),

de flics en civils,

de dizaines de cars de CRS

 

LA CHASSE AUX PAUVRES DE BELLEVILLE

 

Belleville est devenu un mini laboratoire sécuritaire, un quartier ou l'on broie de l'humain, ou l'on défonce du pauvre, ou l'on nettoie la misère à coups de flash ball et gazeuses. Il n'y a pas une semaine ou la brigade spécialisée de terrain (BST) ne commette des violences. Des observations et vidéos ont été effectuées sur le marché des biffins et seront prochainement diffusées. En voici quelques extraits.

Homme gazé puis laissé à l'abandon à Belleville lors d'une purge au marché des biffins par la BST de Roland Toineau.

 

SURVEILLANCE, INFILTRATION et DESTRUCTION DE MANIFESTATIONS

 

A Paris, manifester est devenu un danger permanent. Soit tu es passé à tabac par les flics ou alors tu te fais embarquer dans un bus avec des centaines d'autres personnes. Michel Gaudin et sa préfecture de police font tout pour dissuader les gens de manifester. Elle sait laisser le terrain ouvert à une manifestation fasciste le 9 Mai , mais refuse toute opposition de masse à son état raciste et xénophobe actuel.

 

Déploiement en masse de la CRS 40 de Dijon à l'arrière d'une manif

Fichage systématique avec caméra rotative depuis les toits des bâtiments publics.

 

L'infiltration de policiers en civils avant, pendant et après les manifestations a été le fruit d'un travail minutieux. Le résultat est consternant. Lors de certaines fins de manifestation, les policiers en civils sont presque aussi nombreux que les manifestants.. Les infiltrations effectués par des policiers de la BAC et GSP ont pour unique intérêt d'entrainer la déstabilisation de celles-ci.

 

Les photos suivantes montrent comment en infiltrant les fins de manifestation, les policiers en civils agissent en véritable milice politique.

Infiltration en fin de manif au travers des Compagnies d'Intervention

Visualisation et prise de température de la tension régnante ou non dans la manifestation

Aucune tension donc extraction

Rapport de situation auprès de la DCRI et la DOPC

Reprise d'un comportement dit « normal »

 

Suite à ces observations, nous pouvons conclure et ce n'est pas nouveau, que Paris se dote de techniques militaro-sécuritaires. La présence en masse de policiers en civils n'est pas anodine. L'état est en pleine traque d'une sorte d'ennemi intérieur fictif, mais aussi de l'immigré et du pauvre créant une bombe sociale prete à exploser au moindre fait. Cette paranoïa ambiante n'est pas pacifique et créee de multiples tensions au sein des quartiers les plus pauvres. Barbès, Château rouge, Belleville et Couronnes sont en premières lignes. Il est impératif pour Paris et sa banlieue d'accentuer rapidement la multiplication des groupes exerçant comme mode d'action le copwatch. La connaissance parfaite de l'ennemi policier doit aboutir par escarmouche à un pourrissement efficace du bloc sécuritaire.